17.10.2025
Après le beau temps la pluie, après la fête la fatigue, c'était un jour de couette et le lustre s'est éteint... Pour un RETOUR c'était fracassant : beau monde, pas guindé, art vrai, performances assumées, et Victoire à notre portée... Faut plus nous faire chier avec l'art comptant pour rien... Je ne suis pas un gentilhomme. Si j'ai fait tout ça, c'est pour que l'art advienne, avance, galope... Le reste n'est pas une histoire d’ego. Au-delà de la douce liqueur, c'est le nouveau mode d'amour, aux yeux de mer et aux cheveux d'or...
Je ne suis ni Bukowski ni Calaferte. Encore faut-il en finir avec le système trop démago, avec les souteneurs, maquereaux, hackers, banquiers, des sous du pouvoir, des futurs robots, du grand mensonge... Rien n'ira sans les gens du beau. Il n'y a pas d'âge, pas de genre pour ceux qui aiment sans calculs... Je suis sûr que la vie est là, avec son murmure originel !
Tout est dans le non-dit.
Nul ne respecte le silence de l'autre.
Compassion n'a jamais rimé avec passion.
Allez, vide ton verre et fous le camp, Amour !
— Mahmoud Chalbi
(Passage d'un oiseau libre – NEF éditions, 1987)
Tant que les artistes resteront des individus introvertis qui s'attachent à la fatalité du système, il n'y aura pas un brin de mouvance dans la mentalité dominante. Les seuls soubresauts qui sembleront progressistes seront de l'ordre corporatiste, de l'ordre de la récupération. Il n'y a pas et il n'y aura pas d'alternative possible sans libération de l'imaginaire, du rêve et des mots de la convivialité constructive, en toute spontanéité et au-delà de toute forme de pouvoir. Bref, il faut mettre sur la table le potentiel révolutionnaire de la subjectivité !
16.10.2025
Il n'y a plus rien...
Il faut apprendre à pêcher,
cultiver son jardin,
vivre d'amour et d'eau de mer !
15.10.2025
Nous sommes las des spectacles trop fades que ne boursoufle aucune insurrection, en puissance ou en acte, contre la divine « politesse », celle des arts qu'on appelle « goût », celle du cerveau qu'on nomme « intelligence », celle de la vie qu'on désigne par ce mot à l'odeur poussiéreuse de vieux fond de tiroir : « morale ». Nous sommes repus de tout cela, et c'est pourquoi nous aimerions tant nous rapprocher plus complètement de notre ancestralité sauvage.
— Michel Leiris
Dans tes yeux
l'amande pleure
son passé de fleur
Il arrive que parfois, très rarement, un monde naît entre deux personnes. Un petit microcosme, dans lequel vous pouvez toujours vous sauver du monde qui s'effondre.
— Hannah Arendt
14.10.2025
La vie est plus simple quand on est synchrone avec la libre pensée de nos rêves !
La pensée occidentale a séparé l'homme de l'animalité, extrait la culture de la nature, isolé l'âme du corps, tranché entre le masculin et le féminin, entre l'électeur et l'élu... Il faut retrouver les liens des sens, du sens... « Relions-nous » !
13.10.2025
Dans l'expérience des limites,
la cuite passée était un must...
Oui, il y a des gens bénis des dieux !
Ni dieu ni maître.
Cessez le feu...
Je suis OK,
tout à fait d'accord
avec l'autre monde...
Je ne rêve pas.
À la prochaine station,
il y a une belle qui attend !
12.10.2025
GUEULE DE BOIS
J'ai les boules...
La table était belle,
l'oiseau a bien fini,
partagé, chanté, or,
dans le tacot post hard-rock.
Je ne savais plus
si c'est la peur
d'un demain qui désespère
ou bien l'amour
qui n'ose dire son nom.
Enfin,
appel d'alternative ou pas,
les dés sont pipés,
les teigneux bien là...
À plein de moments
de nos vies,
il manque la parole vraie...
Nous nous gavons
de mensonges...
La dérision,
seule arme
contre la violence
du pouvoir...
Il n'y a plus rien
à quoi s'accrocher,
et pessimiste je ne suis point !
10.10.2025
Le soleil est là.
À l'ombre il fait frisquet.
Le vent est trop coquin,
mais ça chauffe quand même.
Le chantier est encore ouvert,
il ne va pas compter pour rien...
J'ai un embouteillage pour le retour,
trop de demandes et d'insistance,
et des artistes qui font le paon
avant de montrer le bout de leur nez...
Sortez de vos trous,
lâchez le néant,
manifestez-vous,
sinon le subjectif va primer...
Je n'ai plus d'humeur
pour la prétention mal placée...
Au-delà de la peur inoculée
et au nom de la sécurité imposée,
ils feront de nous des esclaves heureux...
Consomme, bouffe et tais-toi !
J'ai retrouvé mes idées et mes tripes,
l'empathie a emporté toute la smala.
Faut pas jouer les riches
quand on peut planer avec l'arbre millénaire,
loin du brouhaha stérile, aliéné face au cri
de l'éphémère révolte toujours spoliée,
masquée par les indécrottables traîtres...
Je demeure situ anar et fier de l'être !
Allez, faites de beaux rêves,
l'oiseau ne peut déroger à la soif de vie !
On passe sa jeunesse à se préparer à vivre, sa vieillesse à se souvenir d’avoir vécu. Ce faisant, on rate le présent qui seul existe en tombant dans deux pièges, celui de l’avenir qui n’existe pas, celui du passé qui n’existe plus. Que de temps perdu ! Ou plutôt : que de présent perdu !
— Éric-Emmanuel Schmitt
9.10.2025
L'homme de pouvoir est détruit par le pouvoir, l'homme d'argent par l'argent, l'homme servile par la servilité, l'homme de plaisir par le plaisir. Ainsi le loup des steppes fut-il détruit par sa liberté.
— Hermann Hesse
Le problème fondamental, bukowskien, artaldien, castanedien,
c'est comment finir tranquille,
sans l'aide de la vile machine...
À point pour plonger dans l'instant,
le bar du rocher 3 a bien fait son boulot,
il a réuni les potes en totale impro.
C'est in situ, en mode situ.
On était si bien que le soleil s'est couché
en laissant le vin en bouteille.
Rendez-moi mon tire-bouchon...
Les enfants de la plage
ont du mal à se réunir.
C'est une histoire d'ailes,
et les filles sont si belles...
L'oiseau bleu a dévoilé l'histoire,
le reste est de l'ordre de l'art,
et c'est bon quand
c'est au verre partagé...
Pourquoi vous ne voulez pas
vivre, consommer en mieux,
éviter l'artificiel,
le pouvoir niveleur ?
La vie est bien simple
là où
l'émotion n'a pas de prix !
Parce que nous ne chantons pas pour nous distinguer, mon frère. Ici-bas, nous chantons pour unir le monde.
— Yannis Ritsos
8.10.2025
Il n’y a pas de peinture, il n’y a que des tableaux. Ceux-ci, n’étant pas des saucisses, ne sont ni bons ni mauvais. Tout ce qu’on peut en dire, c’est qu’ils traduisent, avec plus ou moins de pertes, d’absurdes et mystérieuses poussées vers l’image, qu’ils sont plus ou moins adéquats vis-à-vis d’obscures pressions internes. Quant à décider vous-même du degré d’adéquation, il n’en est pas question, puisque vous n’êtes pas dans la peau du tendu. Lui-même n’en sait rien la plupart du temps.
— S. Beckett, Le monde et le pantalon
Elle est là par la fenêtre,
superbement lumineuse,
généreuse couleur jaune or,
la pleine lune des moissons...
La nuit est rêve dense,
remplie de fantômes.
Tant de choses à raconter,
et personne à entendre
le cri des opprimés...
Il faut lâcher les lâches
qui s'agitent pour avoir
les miettes du pouvoir pourri
qui par le bâton survit encore
dans le règne de l'absurde délire...
Pourtant les peuples bougent,
la mer porte l'espoir
que demain sera bien...
Oui, tant que la belle jeunesse
sait naviguer, nager, manifester,
aimer la vie comme elle vient...
Le beau doit être notre monde !
7.10.2025
J'ai connu toutes formes de déchéance, y compris le succès !
— E. M. Cioran
La baignade d'octobre
était géniale, délicieuse.
Elle s'est faite à contre-jour,
et la barque Dali s'en est allée
lâcher ses filets aux daurades...
Je guérirai de mes blessures !
6.10.2025
Avant l'aube, réveillé par une invitation à danser... Enfin ça y est, j'ai attrapé la nouvelle vague poétique et on a levé ensemble le soleil sur la mer... Elle a reçu en plaisir le livre à venir... Dans un café désert, assis à refaire le monde si absurde, à crier colère aux cieux génocides, devant nous l'écume qui scintille, derrière nous la véranda qui roupille et à côté de nous des dizaines de pigeons qui grappillent le sable humide sous le regard placide de la meute des chiens de la plage des figuiers... Paysage pathétique où les mots bluesaient sur le rythme des empathies anciennes à la recherche de l'art qui guérit... Traversant le quartier des sept vents, j'ai déposé la poésie dans un taxi pour qu'elle rentre chez elle et j'ai cheminé vers mon lit en rêvant au prochain rendez-vous... Demain la lune sera pleine !
5.10.2025
Dans l'insoutenable repos de l'action, j'ai rêvé...
J'ai vu que l'être humain n'est plus un être vivant...
Il ne déconstruit pas sa condition morbide...
Il ne fait qu'adorer sa prison dorée !
Créer, c'est vivre deux fois.
Créer, aussi, c'est donner une forme à son destin.
— Albert Camus
4.10.2025
En ce jour étrange,
bleu gris tanguant au vent,
savoir dormir sur l'herbe verte,
le rêve saura trouver le bon port !
J 69 (1.10.2025)
Fin de transition.
Profonde blessure, douloureuse catharsis...
Même dans le non-faire,
y a comme ça des rencontres qui cognent...
De la crieuse à la saine, en passant par Rome et la franche messagère,
on en apprend encore sur les amours mortes,
les passions qui perdurent et les romances inachevées...
Avec tout ça, le train qui n'avance pas et le grand cirque dehors.
Ne vous étonnez pas que le corps ne suit pas,
qu'il pointe aux abonnés absents !
Après la violence,
après le vœu de silence,
après la souffrance,
il faut aller retrouver l'enfance,
laver les traces,
se vêtir de mer,
libérer l'espace,
épouser l'univers !
J'ai fait le tour du monde avec ce qu'il faut prendre
et j'ai compris avec folie, qu'un pinceau à la main
à faire danser les couleurs, la joie de la mer d'à côté
nageant avec liberté, c'est là où est la vérité !
Et dire qu'il y en a qui sont encore au bras de fer...
Je m'en fous, j'ai lâché mes endorphines
avec la fin des photos pourries
et j'en suis à planer, la plante des pieds en compote !
Dans le silence de la mer,
j'ai gagné mon enfance
et les étoiles de ma fille
qui a su faire danser la lune,
puis crescendo avec le soir
au rythme des sons marinés,
libérer les muscles noués,
à triturer les photos pourries
dont l’œil du chat s'est rempli.
La vie est simplement belle
quand on ne lâche pas la nature,
sa nature retrouvée au fond du puits !
Il n’y a pas en art d’erreurs absolues. La vérité en critique ne se définit pas par je ne sais quelle exactitude, mesurable et objective, mais d’abord par l’excitation intellectuelle déclenchée chez le lecteur : sa qualité et son amplitude. La fonction du critique n’est pas d’apporter sur un plateau d’argent une vérité qui n’existe pas, mais de prolonger le plus loin possible dans l’intelligence et la sensibilité de ceux qui la lisent, le choc de l’œuvre d’art.
— André Bazin
30.9.2025
Il n'y a pas de débat possible,
que ce soit en politique ou en art,
tant que les opportunistes, les traîtres et les fats
hantent les couloirs des citadelles du pouvoir !
C'est dans la force du silence
que se puise l'énergie positive...
Le reste, balivernes !
29.9.2025
Libre choix de vie.
L'art est attitude
et non production de multitude...
Œuvres qui, sous pression
de la machine, t'enfermeront
dans la tour d'argent —
pas le restaurant,
mais l'avide bulle financière
et son joug opprimant !
Quel envieux tu fais !
Comment peux-tu être jaloux de l'oiseau
parce qu'il vole les ailes déployées ?
Vraiment tu crèves d'envie,
passe encore de te rêver libre comme le vent,
mais te vouloir eau qui ruisselle...
Quel envieux tu fais !
Ne te suffit-il donc pas d'être poète
pour que tu regrettes de ne pas être grain de blé...
— Nazim Hikmet, 1947
28.9.2025
Arrivé à l'aube, tout pompé,
funambule sur fil rouge,
lézardé toute la matinée.
Le ciel s'est fait gris, triste.
Le monde est lâche, assassin.
Zappé le téléphone, mais
l'agitateur ne sait pas
résister à la beauté...
Il repart, toutes ailes déployées,
vers des contrées immaculées !
L'art est nécessité intérieure, pas métier,
comme marchand, commerçant,
professeur, docteur,
politicien ou péripatéticien !
L'homme se doit de se libérer de son joug,
arrêter de consommer sous dictée,
en finir d'être un esclave heureux !
Les amis essorent à fond l'éponge
qui connaît les chemins d'énergie...
Il faut se ramasser, lancer le bateau !
Les vents d'automne font à leur guise,
la mer sait les apprivoiser, se renouveler...
Elle est la seule bergère, la source de vie !
Le corps se souvient, les os, les articulations, le petit doigt aussi. La mémoire habite les images et les sentiments au sein des cellules elles-mêmes. Comme une éponge saturée d'eau, partout où l'on presse, essore, ou même effleure simplement la chair, un souvenir peut en jaillir.
— Clarissa Pinkola Estés
27.9.2025
Les ateliers sont aussi des lieux de vie. Les artistes vont et viennent, y cultivent des amitiés, y développent des affinités, y échangent des idées et savoir-faire. Ces lieux secrets ont une âme faite d’ombres passées et de présences discrètes, de cuivres, de cailloux et de papier entassés, de machines bizarres et d’étranges odeurs, et celui qui a la chance de découvrir un jour un de ces endroits aura bien du mal à en oublier la magie.
— Jörge de Sousa Noronha
La nouvelle saison s'ouvre sur le rêve,
avec tous les sens et contre tous les sens :
songe, nocturne, paradoxal, diurne,
fantasme, cauchemar, utopie...
l'impossible rêve !
Comment dépasser la crise politicarde,
l'inconscient collectif traumatisé,
la déprime générale,
l'expression opprimée ?
La résistance continue...
avec comme seule arme,
la clé des songes,
la libre création,
l'art de rêver !
26.9.2025
La vieillesse possède à mes yeux une deuxième qualité : la fragilité. Comme l’enfance, elle s’avoue vulnérable, et, par là même, devient intelligente. Rien ne rend plus sot que l’illusion de la force, l’illusion de la puissance, l’illusion de savoir.
— Éric-Emmanuel Schmitt
LE MONDE EST BIEN COMPLEXE...
mais jusqu'à quand va-t-on compter
les morts pour RIEN ?...
Le sang inonde la terre partout
pour l'avidité de quelques-uns...
Rouge, rouge carmin est l'image...
Le rêve était pénétrant...
Je n'ai pu m'en détacher
que par la vue de chaises alignées...
Ce n'était pas un enterrement...
NON, un orchestre de jazz jouait...
Le sourire de Dream-Drums planait...
Le passeur de jade,
le plus heureux des fils de l'esclave de dieu,
orchestrait le tout en dansant
un tango solitaire et décalé
sous le regard mielleux de la fille en rouge...
Allongé de toute ma carcasse
sur un fumier poisseux et puant...
Je vis l'oiseau bleu atterrir
et ouvrir sa scène chaude et illuminée
aux flots des camarades enfin retrouvés
pour en finir avec la merde politicarde...
Ce n'était qu'un songe,
mais on ne perd rien à continuer
à saluer le soleil de chaque jour !
Qui a dit ça — est-ce que c'est Shakespeare ? — le pouvoir n'est jamais innocent. Pourquoi alors est-ce qu'on continue à rêver qu'on peut être dirigé par des gens biens ? Ceux qui veulent assez fort le pouvoir pour l'obtenir, ce sont ceux qui ont des ego monstrueux, des ambitions démesurées, ce sont tous des tyrans en puissance. Sinon ils ne voudraient pas cette place...
— Alice Zeniter (L'art de perdre)
25.9.2025
Ballade matinale sur la plage des figuiers... Belle prise, mais on ne voit pas les poissons morts, la mer couleur caca et les drones qui bombardent la flottille ? Que se passe-t-il en Méditerranée, dans le golfe de Tunis... Le pêcheur de fond, est-il le seul homme libre ?
Le vin dévoile notre être.
Il n'est jamais de sa faute
si on est bon ou mauvais.
— Rûmi
23.9.2025
Qui mieux que nous ?
Rien dans les poches,
têtes dans les nuages,
cœurs vaillants,
mer sourire d'huile,
clou de girofle,
et un grain de beauté qui fait la planche...
Vive les matins calmes sur le golfe de Tunis !
Équinoxe d'automne...
Temps lourd, humide,
vibrations troubles,
émotions plates,
et les feuilles mortes
ne se ramassent plus à la pelle...
Attendons les siestes grenadines !
Le trop d'infos tue l'info...
Relativisons, trions, tamisons...
Les coings et les grenades
ne sont pas encore à point !
L'orage qui éclate
a lavé la ville improbable...
L'air redevient respirable
et l'humeur écarlate !
J60 (22.9.2025)
Après une nuit marinée à la nouvelle lune et au bokhito anisé, la mer étale a lavé le corps retrouvé et l'âme purifiée... Il faut savoir remercier les anges d'être là et d'insister à jouir de la vie malgré les discours morbides... Je vais siester avec l'étoile narcissique, peut-être que s'ouvrira le chakra de mon cœur !
21.9.2025
La non-écoute, la médisance et la traîtrise
sont les moteurs de la violence en l'air...
L'oiseau bleu a vécu,
partagé le verre qui mousse,
avant de surfer sur les vagues —
un vrai moment de communication artistique...
Pourquoi ?
Parce qu'il n'y avait ni intérêt ni enjeu de pouvoir,
à part le désir de mieux connaître l'autre...
Éternel candide, je resterai !
Impose ta chance,
serre ton bonheur
et va vers tes risques.
À te regarder,
ils s'habitueront !
— René Char
Depuis la naissance,
on est formaté pour être
autre que soi,
loin de notre moi indélégable...
C'est seulement
de cela à cela
que j'ai à répondre,
à répandre tel l'amour
dans l'événement de vivre !
20.9.2025
Il est évident qu'il est tard, or plein d'histoires à raconter, mais pas vraiment envie. Juste téléphone retrouvé. Entre-temps, beau coup d'alcool sponsorisé. Je voudrais bien dire merde, ça serait politiquement incorrect. Rien à cirer. Merci l'ami, intériorisé, dérivatif and co. On m'a traité de dinosaure. Tant que la belle m'aime, bien entouré, je poétise l'instant. Et les cons resteront cons, les autres appréciés de loin. Je ne suis qu'un derviche tourneur. Oubliez-moi, laissez-moi danser un peu. Juste endetté, en faillite, boukha, boutargue, pleine lune sur l'herbe, face à la mer. Et vous voulez que je sache gérer ? Il pleut sur la plage, le vent change de spleen. La blessure de l'âme fait mal, surtout liée au sang. « Famille, je vous hais ! » Pouvoir, argent : pas le droit d'être toi, et surtout pas autre. Par la morale ou la bourse, on te tient. Pas le droit à l'individuation. Tu n'es nullement irremplaçable. Mon passé m'a appelé, il n'avait rien de nouveau à me dire. J'ai répondu quand même. L'oiseau bleu gardera son lit, il ne délirera plus en public !
19.9.2025
Vie à vau-l'eau,
monde pas beau,
plage belle,
mémoire embryon,
baptême de mer,
maman papa,
mamie papy photo,
tata sans tonton,
Assou pieds dans l'eau.
Le futur sera émotions !
Je reviens bien planant
de la plage des figuiers.
Vous ne connaîtrez jamais
l'enfance de l'été indien
et le pain à coller pour mulets
qu'on n'a pas pêché, servi
au beau vieux crabe barbu
qui ne voulait pas de photo.
Il m'a dit que l'art s'est noyé !
La vigilance, ce n'est pas de l'aigreur.
Il faut garder la tête sur les épaules.
C'est vrai qu'une étape est finie,
une page est tournée.
Le consensus dépend du vent.
Ne pas oublier que le jeu est noyauté.
Que l'oiseau apprend à voler,
l'homme à marcher,
par intuition et surtout par intention.
Donc, positivons quand même !
Le papillon de l'art,
l'art du papillon.
L'artiste est un papillon de nuit,
un phalène dont le devenir
est de se brûler les ailes
à la lumière artificielle
et de nourrir les cendres de l'espoir !
18.9.2025
J'aime la gaieté simple de l'enfance. Ceux que la vie étonne, que la vie surprend, et qui s'amusent du monde, ceux-là aussi ont la vertu. Ils ne sont pas sérieux. Les grandes choses, les beaux discours, les événements historiques, ça ne les intéresse pas. Même, quelquefois, ils les regardent, du coin de l'œil, ils les écoutent du coin de l'oreille, l'air un peu étonné, et ces grandes choses et ces belles phrases tombent à plat, un peu dépitées, sans plus oser être solennelles.
— Le Clézio (L'inconnu sur la terre)
Un trou dans le ciel...
Ils se prennent pour les rois,
ils se la jouent sérieux,
pour un friable enjeu,
ils ont eu la dérision dans le baba !
17.9.2025
L'oiseau bleu en a marre
des tempêtes solaires...
de l'énergie perdue...
d'aimer la femme du messager...
de rentrer pété sans trouver le hachis...
Il va dormir avec une conviction :
La vie ne vaut d'être vécue
que dans le partage !
Les sociétés libérales aboutissent à la connerie consumériste et au nivellement par le bas ! Tout est à faire... affaire de décor d'une société de spectacle qui ne tient plus la route ! Il faut construire à partir du merdier actuel, et là c'est une histoire d'énergie, de souffle, de jeunesse... en sachant bien que le mensonge et le bâton ne servent plus à rien !
15.9.2025
Qu'ont-ils à rentrer les artistes ?
L'art, c'est perpét, tout le temps,
butiner d'un trou à l'autre...
Le reste, c'est une affaire de décor
collé à une chaise qui tourne en rond...
Aujourd'hui, on enterre un libre ami.
Le soir, on videra nos verres à sa gloire
et on dansera l’éternité tous en rond...
Les vagues sont les rires de la mer.
La mort n'efface pas l'amour !
13.9.2025
Si tu veux rire,
offre ta soumission,
jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier, la liquidation du monde se poursuit
sans interruption,
sans égarement.
Essaime la poussière.
Nul ne décèlera votre union.
— René Char
Chaque fève à sa fleur est occupée...
À quand la vraie solidarité ?
Marre des pourris, des traîtres,
mais non des paumés
nageant dans l'être
en ces temps absurdes !
12.9.2025
J50
Être critique avec raison,
être créateur sans raison,
dénouer sa passion,
bien tenir ses positions,
au rythme du diapason,
le temps de laisser filer les cons !
9.9.2016 = 9.9.9 = 9
Fin de partie...
Beckett, l'absurde a envahi
la terre, mecs et meufs !
Oui, depuis, on a eu la Covid,
la manipulation, le génocide !
9.9.2025 = 9.9.9 = 9
Portail d'un cycle neuf...
Cette fois, disons NON,
retrouvons notre humanité !
Info, intox...
Drone, feu de paille...
La flottille demain sortira
Sidi Bou Said, Gaza.
Le Soumoud ne s'arrêtera pas.
La résistance continuera.
Hasta siempre, Palestina !
23.8.2025
J30
Je ne devrais rien dire,
mais voilà, parce qu'il faut le dire :
la vie est toujours belle,
le bonheur a la tête dure.
Il se nourrit de chimères,
il aime de la nuit les galères
et le jour les nourrit bien.
On n'y renoncera pas !
18.8.2025 – 25.8.2025
La vie avance
sans les clés de demain.
Seul le silence est grand
face à l'oppression de la matière
qui n'a pas l'esprit en fête !
Une femme au bout du fil :
larmes de crocodile,
rires de folie,
cœur d'artichaut,
rage d'attendre,
cassé le plan de jadis
du jour et de la nuit à venir
avec ses chants de révolution.
Trop bon, trop con !
Julian Beck du Living Théâtre disait :
L'énergie qui ne peut pas être détruite
flotte dans l'espace et revient,
transformant chaque chose.
C'est parce que
la civilisation nous a rendus
insensibles et indifférents !
L'été est un jeu de marée :
flux à souhait,
reflux de compagnie.
Les humeurs changent avec le vent.
La parole frivole est en chaleur.
La canicule s'en fout des bien-pensants !
Je suis saoul,
et c'est pas nouveau.
On ira tous au paradis !
Il pleut, il crachote.
Ça me plaît.
L'été change de tablée.
Je n'irai pas boire
avec l'oiseau bleu !
Au-delà de l'absurdité du monde guerroyeur,
au-delà des frasques nocturnes si bruyantes,
s'offrir un jour de vrai silence, quel bonheur !
Coupe les têtes,
les racines sécheront...
C'est ce que les autres disent !
Moi, je dis et j'insiste...
Il faut clarté
avant tout départ...
Je suis un homme libre
depuis tout le temps...
Jamais de courbettes
à aucun patron !
Que te dire encore ?
Je meurs d'être moi
dans ce monde qui adore les masques.
Je me regarde dans le miroir
et je vois cheveux blancs,
rides et une dent qui bouge...
Je me dis : le chemin est long sans triche,
mais au moins t'as toujours
des amis qui viennent te voir
dans ton antre où s'entassent
tes mémoires, carnets, dessins, photos,
tableaux que tu ne pourras pas emmener
au paradis des artistes maudits.
S'aimer suffit...
Tu sais que je t'aime bien !
J15-16-17 du Lab'Art, Zon'Art, Salam'Beau, Chez Mach, Chez Mohsen... À qui mieux mieux sans arguments, pas encore avec amour tenant le bon côté du rêve... La lumière brille pour tous, mais il faut savoir la réfléchir... La matière n'est pas tout, c'est l'esprit qui compte ! Pas de club du vendredi, j'aurais voulu danser avec la gazelle... Weekend de pleine lune magnifique vue de la véranda bien arrosée, ivre de vie... Le chantier et la banque d'idées avancent à leur rythme... Les passages sont de plus en plus créatifs... J'ai fermé la porte au nez de la sécurité, mais je n'ai pas craqué devant l'entêtement du couvre-chef ! Les emportements et le monde qui va à vau-l'eau n’empêcheront pas le décollage de l'espace qui n'a pas peur de l'alignement et des frontières du ciel ! L'imaginaire est courage, il appartient à ceux qui longent la nuit pour pêcher le soleil de l'aube sur la mer ! Seul celui qui atteint la clarté du sens peut planer !
14.8.2025
J14 du Lab'Art... L'entrée bleue est consolidée... Attention à la marche !... Il faut vivre l'espace pour que ça avance, surtout avec la récupération, et pour cela, on sait faire avec la folie partagée ! J'ai rencontré une âme complice !... Comme avec l'ancien atelier, le tri de mes archives m'a offert un cahier de 100 poèmes de la fin des années 80... En avant toutes, la mer est là pour rafraîchir notre énergie collective !
Qu'est-ce qui se cache derrière les foules ?
Fluorescence
de ta vague silhouette
qui s'arrache à la foule
et s'en va mâcher sa solitude
dans une chambre sans meubles,
sans aucune attache à la mort...
Tu vis ta vie !?
Bah !
un trop plein de lucidité !
— Mach, 1987
11.8.2025 – 13.8.2025
Le chantier avance bien,
prend des couleurs de bain de mer,
de belle palette,
de peau de colle,
au whisky étiquette noire !
Le mauvais œil a pris sa correction...
La bière a fait sa lessive...
Les artistes ont bien chanté...
La fête du ministre a rythmé la liste...
Le chat a inauguré la maison bleue,
ouverte à tout vent,
a dépanné le roi du blues
et a sculpté un bronze éco-responsable...
Il faut allonger la sieste de l'ivresse
et laisser l'oiseau danser le crépuscule
jusqu'à l'aube dodo...
Dure, dure la vie d'artiste à boire !
Je n'ai pas l'énergie pour aller voir
le film où joue le fils du bonheur !
8.8.2025 – 10.8.2025
J8-9-10 du Lab'Art, déménagement fastidieux de l'ancien atelier... Trop d'affaires, de boîtes d’archives, de cartons, de valises, de tableaux oubliés... Je traîne trop d'histoire, de mémoire... Il faudra élaguer, sans pitié... D'autre part, l'aménagement avance bien bancal, Mat' a chiné un beau banc... Ajoutez à cela les frasques du club du vendredi jusqu'aux tablées de la véranda face à la mer, c'est le trop-plein, j'en suis malade, le repos s'impose !
31.7.2025
J7 du Lab'Art
Possible changement de nom en perspective,
pourquoi pas Salam'Beau ???
Journée pleine à déménager les tableaux.
Merci les gars, Mon' et Sof'...
Belle visite enthousiaste de Jade Dupasseur
et du Fils du bonheur jusqu'à la dernière goutte !
Tout est histoire de pouvoirs...
Le souhait de l'autre, fric, frac,
c'est le pouvoir hic et nunc,
et moi, vieux dégueulasse,
je demande le respect de vivre,
seul et heureux,
sans aucun enjeu...
La maison bleue ne réparera pas
les nerfs de mon bide et de mes tripes !
30.7.2025
J6
Journée à l'eau et sans clopes, balancé le jus avec le détecteur de mouvement en attente des papyrus, la mer était fraîche, nouvelle serrure à l'ancien atelier, Daisy la chatte s'y est attachée... Les grandes manœuvres sont pour demain... Ça va déménager ! La plage s'ouvre à l'enfance, espace d'art comme machine à remonter le temps !
28.7.2025 – 30.7.2025
Le Lab'Art se peint en oiseau bleu,
front de mer, chacun à une extrême
de la promenade des figuiers...
Il y a des signes qui ne trompent pas.
La lumière d'été écrase l'obscurité,
le vent change et enfle les voiles.
Je lâche le gouvernail
pour me reposer des fêtes
et des nuits de passion arrosées.
Il faut savoir s'arrêter,
le plafond admirer,
et laisser les tripes décanter !
26.7.2025
Jour 2, Lab'Art
On a bien regardé la mer, lavé les carreaux... Nos voisins les pigeons ont chié partout... On a quand même changé la serrure de la porte d'entrée... Et Dali a enfin visité à carreaux notre espace commun en devenir... Il fait bon de prendre l'apéro sous la brise en regardant la jeunesse du virage lancer le hallali !
25.7.2025
Lab'Art, Jour 1
Nouvel atelier, laboratoire d'art, collectif, convivial, ouvert sur la vie et la plage... C'est parti... Grand nettoyage, grand ménage du sol et des murs, mais aussi de la tête et des jambes...
L’énergie du jour te montre que la véritable force ne vient pas de l’excès ni de l’effort constant, mais de la stabilité intérieure. Tu n’as rien à prouver. Ce qui compte, c’est de respecter ton rythme, ton souffle, ton espace. Marcher vers tes rêves, oui, mais sans t’oublier sur le chemin. C’est dans le juste milieu que naît la clarté, que l’énergie circule sans tension, et que l’élan devient durable. Aujourd’hui, on ne court pas. Nous avançons, enracinés, alignés, connectés.
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